Rester libre et heureux : une personne comme vous ne peut appartenir à personne.

L’appartenance à quelqu’un est l’un des grands drames de l’être humain, aujourd’hui comme hier. C’est pourquoi vous ne devez jamais permettre à quiconque de dominer vos actions, vos pensées et votre comportement, car vous êtes libre et ne méritez pas d’être traité comme si vous ne l’étiez pas. Une personne qui se croit maître de la vie d’autrui est une personne toxique, dont il vaut mieux se tenir à l’écart, car elle n’est source d’aucun bénéfice, mais seulement de difficultés. Si être libre, c’est être soi, en cohérence avec sa « nature essentielle », comment se débarrasser des contraintes qui freinent ? La thérapie est un bon moyen, mais ce n’est pas le seul. Conquérir sa liberté intérieure est le travail de toute une vie.  

Comment peut-on définir la liberté ?

De la même manière, chacun apprécie selon son propre point de vue l’idée de liberté. La liberté correspond soit au sentiment qu’on en a, soit à une réalité plus générale : est libre celui qui n’est pas prisonnier ou esclave, celui qui peut sans contrainte aller et venir, ou encore celui qui dans son pays peut s’exprimer, alors que dans d’autres pays, il n’est pas possible de le faire. Opposer une liberté subjective à une liberté objective correspond à opposer une liberté intérieure à une liberté extérieure. On peut se sentir esclave d’une situation donnée, même étant libre d’un point de l’objectif : l’homme « libre » doit travailler, payer des impôts. Comment peut-on imposer, par la force, la liberté ? Cette liberté ne relève-t-elle pas, par définition, d’un choix propre ? Comment la liberté pourrait-elle naître d’une contrainte ? L’homme est né libre, et partout, il est dans les fers. Cela signifie que l’homme est dans son essence de l’être. À ce titre, la liberté est conçue de manière objective et universelle.

Il est nécessaire d’être libre pour être heureux. 

On peut considérer que la liberté a davantage de valeur que le bonheur, ou encore qu’il ne peut exister d’homme qui soit à la fois assujetti à un autre en se satisfaisant de cet état. En privant l’homme de sa liberté, on le prive d’une partie de son humanité, d’une partie de son essence. On peut rappeler la devise : « La Liberté, ou la mort ». Sans liberté, il est préférable de mourir. C’est ce que semble signifier, d’une toute autre manière, les suicides des détenus dans les prisons. La figure symbolique du « maître » représente celui qui préfère la vie à la servitude ; c’est d’ailleurs a ce titre que celui-ci est considéré comme le « dominant ». Le « dominé » en revanche préfère la vie, même misérable à la mort. La crainte de perdre la vie est plus forte que celle de perdre la liberté. C’est pourquoi il est représenté par la figure de l’ « esclave ». Mais l’homme, toutefois, ne prendrait vraiment conscience de la valeur de la liberté que lorsqu’il en est privé. Mais on pourrait faire la même remarque concernant l’idée de bonheur. On n’a jamais été aussi libres que sous l’occupation allemande, disent certains analystes. Certains ont pu dire, dans une perspective similaire, que les plus belles pages de la littérature ont été écrites en captivité. C’est en faisant l’expérience de la servitude que l’homme sait ce que la liberté représente. On peut dire alors qu’elle est liée à un sentiment de profond bonheur. La liberté est liée à la mort, et à ce risque de mourir qu’on court en permanence ; c’est à travers la perspective de la mort qu’on appréhende l’idée même de liberté. La liberté est interrogation, incertitude quant aux conséquences de nos actes. On ne sait jamais ce qu’entraînera telle ou telle décision. C’est parce qu’on ne sait pas, de manière plus générale, ce qui arrivera demain qu’on est libre.

Pourquoi y a-t-il des gens qui veulent avoir l’impression de posséder d’autres personnes ?

Malheureusement, dans le monde actuel, l’éducation et la formation deviennent des méthodes de formation plutôt que la liberté d’apprendre et d’apprendre aux autres à penser par eux-mêmes. Ceci est source de plusieurs problèmes, tels qu’un manque de valeurs ou une incapacité à se connaître et à s’accepter. De plus, l’ambition se transforme en une valeur étrange, vitale pour certaines personnes qui se croient au-dessus des autres et qui se cachent derrière l’argent et le pouvoir pour gérer le destin des gens qui les entourent. En réalité, l’absence de valeurs telles que l’amitié, le bon sens, la solidarité, la compréhension et l’empathie, conduit de nombreuses personnes à prendre des chemins complètement erronés, à la recherche du bonheur et de la satisfaction dans l’argent, le pouvoir et le manque de connaissances de soi. Ces facteurs sont fondamentaux pour comprendre qu’il existe de nombreuses personnes perdues dans le monde qui croient qu’en maîtrisant et en étant maître de la vie de quelqu’un d’autre, elles peuvent transformer le monde qui les entoure en un endroit meilleur. Mais cette idée est complètement fausse. En réalité, ce qu’ils font, c’est projeter leurs propres insécurités sur les autres, déchaînant en eux le malheur et un faux sentiment de fierté et de travail bien fait. Mais cela s’estompe rapidement, car l’insécurité ne les abandonne pas ; en fait, ces personnes sont incapables de la surmonter. L’être humain ressent cette nécessité intérieure, tout au long de sa vie : être « soi ». Cette réalisation ne répond pas à une demande extérieure, mais bien à un besoin intérieur. La liberté rejoint l’identité. On pense aux analysants disant, finalement qu’on se sent beaucoup plus libre. Il s’agit donc de se donner de l’espace et de retrouver l’intégrité de sa personnalité. Les contraintes dans lesquelles on est pris s’opposent sans cesse à l’exercice de la liberté intérieure. Elles prennent bien des formes : l’éducation, les valeurs morales, les pressions sociales, mais aussi les contraintes intérieures, les inhibitions, les angoisses.. S’il arrive de ne plus sentir d’équerre avec le ou la partenaire de soi, d’être en désaccord avec les valeurs dans le travail, mal dans la vie, c’est souvent parce qu’on n’ose pas blesser, se mettre en danger, aller au bout des choix. L’enjeu est bel et bien vital. Bien sûr, on peut toujours s’arranger avec les compromis, rester dans le déni, faire taire ce besoin profond de liberté, qu’on appellerait aussi de “cohérence”, mais cela finit inévitablement par remonter, par s’exprimer. Exactement comme le refoulé, l’absence de liberté intérieure trouve un moyen pour se manifester. 

Le maître est le véritable esclave

En réalité, c’est la personne qui s’élève pour être le maître d’un autre, pour être le véritable esclave de lui-même. En fait, en lui-même, il vit une lutte éternelle contre ses propres insécurités, cultivant le contrôle sur les autres et croyant que ce comportement l’aidera à se sentir mieux. Mais vous, conscients de vous-même, capables de penser et d’avoir une opinion critique, avec votre liberté de pensée et d’action, ne devez jamais vous laisser emprisonner par des gens avides de domination, qui déversent toutes leurs frustrations sur vous.

Comment identifier un aspirant “maître” ?

Pour vous, qui êtes capable de réfléchir librement et qui avez une vision positive de la vie, une existence heureuse et une capacité très développée à donner et à recevoir, il sera facile d’identifier un “maître” en herbe. Étudiez bien ceux qui sont peu sûrs, ceux qui pensent qu’ils sont toujours indispensables, qui exigent beaucoup plus qu’ils n’offrent, qui pensent que le travail ne sera pas bien fait s’ils ne le font pas eux-mêmes, qui sont égoïstes, qui sont possessifs, qui ne cherchent que des biens matériels, qui ne veulent que de l’argent, qui font tout pour triompher, au détriment de quiconque. Comme vous pouvez le voir, ces “créatures” laissent de nombreux indices en cours de route. Ils seront à vos côtés s’ils ont besoin de vous et vous abandonneront dès qu’ils penseront qu’une meilleure personne les attend. Ils vont essayer de vous contrôler, de vous faire sentir coupable chaque fois que leur insécurité augmente, parce qu’ils ne sont pas à l’aise s’ils ne se sentent pas maîtres de quoi que ce soit s’ils n’ont pas de personnes dociles à leurs côtés. Pour cette raison, vous, qui êtes capables de penser et de réfléchir et qui savez ce que vous voulez dans la vie, n’avez pas besoin ou ne méritez pas d’appartenir à quelqu’un. Vous devez être libre et heureux, car vous avez travaillé dur pour connaître votre vie et votre personnalité en profondeur, en agissant en conséquence. Ne vous approchez pas des maîtres de votre vie, car les chaînes ne sont pas faites pour les êtres humains. Tout le monde mérite d’avoir la possibilité d’être libre et heureux, mais on ne peut vraiment être libre et heureux que si on en est convaincu, sinon on devient malheureux et cupide.

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